Croisières : ce qu’il faut savoir sur la reprise actuelle

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2 août 2021 : L’épidémie n’a épargné personne. En début d’année 2020, le navire Diamond Princess s’est transformé en symbole mondial de la crise sanitaire : à quai près de Tokyo, ce paquebot a concentré des centaines de cas de COVID-19 à son bord, parmi passagers et membres d’équipage. L’histoire s’est répétée ailleurs. Rapidement, le Canada a fait barrage et fermé ses eaux aux croisières. Rideau pour toute l’industrie.

Un an et demi a passé. Les compagnies préparent leur retour, certaines sont déjà reparties en mer, mais la donne a changé sur toute la ligne.

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Voici les étapes et les points à retenir pour comprendre le retour progressif des croisières et les nouvelles règles qui attendent les voyageurs au Canada :

L’industrie des croisières au Canada : une machine économique

Avant la tempête, ce secteur pesait 4 milliards de dollars sur le territoire. Près de 30 000 emplois directs et indirects en dépendaient, avec environ deux millions de visiteurs chaque année. En 2019, pas moins de 140 navires ont accosté dans les ports canadiens. Selon le Conseil canadien des conférences, près de 959 000 Canadiens sont partis en croisière en 2018, une croissance annuelle de plus de 4 % entre 2010 et 2017. Autant dire que la croisière ne se limitait pas aux Caraïbes ou à l’Alaska : elle rayonnait jusqu’aux quais de Montréal, Québec ou Vancouver.

Reprise des croisières : quand les navires reviennent-ils vraiment ?

Transports Canada prévoit de lever l’interdiction d’accès aux navires de croisière à partir du 1er novembre. Mais l’actualité ne s’arrête pas à nos frontières : ailleurs, la reprise est déjà lancée. Le Jade de Norwegian Cruise Line a repris la mer au départ d’Athènes, après 500 jours à l’arrêt. Malgré cela, le gouvernement fédéral continue d’inviter les Canadiens à éviter les croisières, la menace du virus n’ayant pas disparu.

Et les ports canadiens ? Retour prévu pour 2022

La théorie dit « novembre », la réalité parle de l’an prochain. La saison des croisières se termine chaque année en octobre dans les principaux ports comme Victoria, Saint John ou Sydney. Résultat : aucun navire ne devrait accoster avant 2022. Mais la réouverture permet déjà aux villes portuaires de planifier l’avenir. À Halifax, on enregistre 159 réservations provisoires pour l’an prochain. À Sydney, la direction annonce déjà une centaine de croisières inscrites sur l’agenda 2022, même si 2021 reste une année blanche.

Vaccins et embarquement : quelles exigences pour les passagers ?

Le sujet ne fait pas l’unanimité. La majorité des compagnies exigent la vaccination intégrale pour tous les passagers, hormis quelques exceptions. Norwegian Cruise Line impose vaccination complète et test antigénique avant embarquement. Cette double mesure permet de relâcher la pression sur les gestes barrières, notamment le port du masque, selon la réglementation locale. D’autres compagnies n’exigent pas de test pour les voyageurs vaccinés, mais maintiennent cette obligation pour les non-vaccinés, notamment les enfants.

Politique sur les vaccins mixtes : un vrai casse-tête

La question revient sans cesse : peut-on embarquer si on a reçu deux vaccins différents ? Voici ce qui se pratique chez plusieurs compagnies majeures :

  • Holland America Line, Norwegian Cruise Line, Celebrity Cruises, Carnival Cruise Line et Princess Cruises refusent l’embarquement aux passagers ayant reçu un schéma vaccinal mixte associant un vaccin à vecteur viral (comme AstraZeneca) et un vaccin à ARNm (Pfizer, Moderna).
  • Norwegian Cruise Line, par exemple, n’accepte pas les protocoles mixtes pour les croisières aux États-Unis, mais s’aligne sur d’autres règles pour les départs hors USA, acceptant alors certaines combinaisons.
  • Chez plusieurs croisiéristes, les mélanges de vaccins du même type (par exemple deux doses d’ARNm) sont acceptés, mais jamais la combinaison ARN et vecteur viral.

Un passager canadien ayant reçu un vaccin d’AstraZeneca puis une dose d’ARNm devra donc vérifier scrupuleusement la politique de chaque compagnie et la réglementation du pays de départ.

La croisière se réinvente, entre précaution, incertitude et adaptation. Le décor est planté : sur le quai, les passagers trépignent, les navires se préparent et les règles de sécurité évoluent au gré des décisions sanitaires. Une chose est sûre : la reprise ne ressemblera en rien à celle d’hier. Reste à savoir si la confiance remontera à bord aussi vite que les réservations.

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