Vous rêvez d’être aussi précis à la souris que les joueurs pro, vous voulez enchaîner tuer sur tuer ? Tout est possible et pour cela voici une liste de points à examiner pour améliorer votre précision (AIM) à la souris.
1. Comprendre la précision (AIM)
Avant de s’entraîner, il faut d’abord saisir ce qui se cache derrière ce mot : la précision.
Dans chaque jeu, vos adversaires sont enfermés dans ce qu’on appelle une boîte de frappe. Ce n’est pas magique, c’est une zone bien définie : quand un projectile la touche, le jeu enregistre l’impact et applique les dégâts. La taille de cette zone varie : affrontez un colosse comme Road Hog (Overwatch), elle s’agrandit ; un personnage accroupi ou allongé, et elle rapetisse. Cette variabilité oblige à s’adapter en permanence.
Votre performance dépend de votre capacité à atteindre cette boîte. Plusieurs facteurs entrent en jeu :
- D’abord, le temps de réaction : repérer l’ennemi, décider de tirer, entamer le geste… Tout compte, depuis la rapidité physique jusqu’au positionnement sur la carte.
- Ensuite, le choix de l’arme : chaque modèle possède ses propres règles. Un fusil de chasse ou un lance-roquettes vous donnera beaucoup moins de précision qu’un fusil de sniper, et ce n’est pas qu’une question de dégâts. Vitesse du projectile, dispersion, rayon d’impact… Ces détails font la différence.
- Enfin, le matériel joue son rôle : souris, tapis, écran… Ils conditionnent la justesse de chaque mouvement.
2. Connaître les différentes techniques
Comprendre la précision, c’est bien. Mais la technique, c’est tout aussi déterminant. On ne se contente pas de viser et de cliquer. Dans les FPS, quatre grands styles de visée existent :
- Le suivi : il s’agit de garder le viseur sur une cible en mouvement. Plus difficile qu’il n’y paraît, surtout quand on bouge soi-même. C’est la méthode reine pour les armes à impact instantané, comme le fusil d’assaut ou le pistolet. À éviter avec un lance-roquettes, le résultat serait désastreux.
- Le flick shot : déplacer brusquement le viseur d’un point à un autre, pour aligner la cible en une fraction de seconde. Cette technique exige des réflexes aiguisés et une main sûre.
- Le strafe : ici, on ne touche presque pas à la souris. On déplace le personnage latéralement pour aligner le viseur, généralement avec les touches Q et D. Idéal pour sortir de sa cachette, tirer, puis se replier aussitôt.
- Le shot de saut : à l’inverse du strafe, c’est la souris qui gère l’horizontal, tandis que le saut du personnage règle la verticale à la descente.
3. Avoir un bon équipement
Impossible de progresser sans une base solide : votre matériel.
Un PC suffisamment performant : plus votre machine délivre d’images par seconde, plus vos mouvements gagnent en fluidité. Atteindre 60, puis 120 FPS et au-delà permet de ressentir une vraie différence.
Un écran réactif, idéalement au-delà de 60Hz : si votre configuration le permet, passez à un écran 120 ou 144Hz. La netteté des mouvements saute aux yeux, et chaque action semble plus naturelle.
Une souris adaptée : le talent ne fait pas tout. Prenez le temps de choisir une souris qui correspond à vos besoins, surtout pour les FPS où l’agilité prime. Un modèle léger, pas trop large, vous permettra de garder un contrôle optimal. Pour approfondir, consultez l’article Quelle souris gamer choisir ?.
Un bon tapis de souris : souvent négligé, il prolonge la durée de vie des patins et assure une glisse homogène. Privilégiez la qualité, que ce soit en tissu ou en surface rigide. Retrouvez nos tests de tapis de gamer pour faire votre choix.
Évitez les formats trop petits : pour un 360° façon pro, il faut pouvoir balayer 30 cm sans buter sur le bord.
Bungee : ce petit accessoire maintient le câble de la souris pour qu’il ne s’emmêle pas ou ne vous ralentisse au pire moment. Ce n’est pas indispensable, mais certains ne jurent que par lui.
Un exemple : le Roccat Amuri, un modèle parmi d’autres.
Une chaise adaptée : rien ne sert d’investir dans une chaise ultra-design si vous n’êtes pas bien assis. Le confort prévaut. Rester près de l’écran vous évite de perdre en réactivité. Pour aller plus loin, voici notre sélection de chaises de joueur testées.
4. Ajuster les détails graphiques
Pour obtenir un maximum de fluidité, quelques réglages s’imposent, valables sur la plupart des jeux.
Désactivez la synchronisation verticale : ce paramètre peut introduire un léger délai et réduire votre FPS. Mieux vaut s’en passer.
Réduisez les paramètres graphiques au minimum : privilégier la performance brute, c’est accepter de sacrifier un peu d’esthétique pour gagner en réactivité et éliminer les distractions visuelles.
Adaptez votre FPS à la fréquence de l’écran : l’idéal ? Atteindre autant de FPS que de Hz sur votre écran (ex : 144 FPS pour un écran 144Hz). Testez ce chiffre dans les situations les plus exigeantes (pas seulement dans le menu du jeu), car la fluidité doit rester stable en pleine action.
5. Régler la sensibilité de la souris
Ce point demande de la méthode.
Pensez aux réglages Windows : commencez par désactiver l’accélération de la souris (l’option « Améliorer la précision du pointeur ») pour obtenir un déplacement cohérent, sans variation artificielle.
Gardez la vitesse de la souris au niveau par défaut sur Windows. Modifier ce paramètre revient à altérer la sensibilité sans toucher au DPI, ce qui peut nuire à la précision du mouvement.
Ajustez la sensibilité en deux temps : d’abord, celle de la souris (DPI) via son logiciel. Ensuite, la sensibilité propre à chaque jeu.
- Paramétrez le DPI dans le logiciel de la souris.
- Puis adaptez la sensibilité directement dans les options du jeu.
Il n’y a pas de combinaison universelle, chacun trouve son équilibre selon ses préférences. Pour se repérer, inspirez-vous des réglages des joueurs professionnels.
Sachez aussi que la sensibilité peut varier selon le jeu ou le rôle incarné : un sniper n’aura pas les mêmes besoins qu’un tank.
6. Personnaliser le viseur
La plupart des jeux destinés à l’e-sport offrent de nombreuses options de personnalisation du viseur. Profitez-en pour optimiser la lisibilité :
- Privilégiez la couleur verte (0/255/0, celle du fond vert), rarement présente dans les décors, ou optez pour un blanc bien visible.
- Préférez une petite croix ou un simple point pour limiter l’encombrement visuel.
- Désactivez l’extension dynamique du viseur, qui s’écarte selon les tirs, pour garder un repère constant.
7. Multiplier les sessions de jeu
Comme dans tout sport, l’entraînement fait la différence. Accumuler les heures de jeu reste la voie la plus fiable pour progresser.
Cet entraînement passe par les parties classiques, mais aussi par des exercices ciblés. Certains pros dédient jusqu’à deux heures par jour à perfectionner un geste, comme un footballeur répète ses tirs au but.
Avant de lancer une partie, n’hésitez pas à effectuer une courte session d’échauffement : cela permet de réveiller la main et d’affiner la visée.
Pour ces exercices, vous pouvez utiliser des cartes d’entraînement intégrées au jeu, des modes personnalisés, ou des outils externes comme Aim Booster, AIM Hero ou Osu!.
8. Rester dans le bon état d’esprit
Tout sportif chevronné le sait : le mental compte autant que la technique. Restez concentré, ne vous laissez pas gagner par la frustration, accordez-vous des pauses pour conserver un maximum de lucidité. Parfois, lâcher la souris quelques minutes suffit à retrouver ses réflexes.
Avec ces points, vous avez toutes les cartes en main : la précision n’est plus un mythe réservé à l’élite. Il ne reste qu’à transformer chaque session en terrain d’expérimentation. Qui sait, votre prochain frag mémorable n’est peut-être qu’à quelques clics.



