Immobilier : les prix continuent de monter sauf dans une ville

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L’inflation continue sa route en 2022 et presque toutes les agglomérations voient leurs prix grimper, toutes sauf une. La demande est toujours haute, mais l’offre continue de se raréfier pour les achats neufs dans les métropoles. Même constat pour les prix en location qui montent en suivant la tendance haussière des prix. Le marché du logement devient de moins en moins accessible, mais une ville arrive pourtant à contrer la tendance.

Besançon, l’exception qui confirme la règle 

La fédération des Promoteurs Immobiliers a publié les chiffres de l’évolution des prix du mètre carré dans les grandes métropoles françaises. Le constat est sans appel, même si quelques agglomérations voient leurs prix baisser de quelques points, la majorité des villes a connu une forte augmentation allant jusqu’à 16% pour Brest par exemple. Pourtant, une ville fait exception, c’est Besançon. Si elle avait vu ses prix augmenter durant l’année 2021, elle arrive tout de même à une baisse de 14,2 % entre 2020 et 2021. C’est la seule ville qui connait une si forte baisse. C’est une aubaine pour les acheteurs en quête d’un bien abordable. 

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Les prix sont également bas à la location, puisque sur les plateformes de location, avec la requête “appartement Besançon location”, on retrouve des logements de 50 m² à environ 500 € par mois. Des prix très faibles en comparaison de certaines grandes villes qui voient leurs prix exploser comme à Lyon ou Toulouse par exemple. 

Un marché de plus en plus inaccessible

La situation immobilière est devenue encore plus tendue après la crise sanitaire. Le marché a du mal à se relancer. D’après la Fédération des promoteurs immobiliers, le prix du mètre carré a augmenté de 5 % en moyenne sur le territoire français. Des prix en hausse, à la fois pour les prix de l’achat neuf mais aussi dans l’immobilier locatif. Les prix grimpent en raison de la raréfaction des biens notamment neufs. Il y a beaucoup plus de demande que d’offre dans la majorité des métropoles françaises. En fin d’année 2021, la FPI avait recensé 82 370 logements neufs à vendre contre 90 600 en fin 2020. Cette tendance à la baisse se poursuit depuis plusieurs années, créant un marché de plus en plus tendu. Les logements neufs construits en France sont achetés en environ 8 mois, ce qui crée un manque de stock inexorable. On ne construit pas assez de logements neufs par rapport à la demande. Ainsi, on risque fatalement d’arriver à une crise d’ici à quelques années. 

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La difficulté pour les constructions

La crise semble inévitable puisqu’en plus d’une forte demande, les promoteurs immobiliers éprouvent des difficultés pour construire de nouveaux logements. Entre la crise des matériaux de construction ou les difficultés à convaincre les municipalités d’accorder des permis de construire, les promoteurs ne parviennent plus à édifier de nouveaux bâtiments aussi rapidement. Cela ne fait qu’empirer le phénomène et est indépendant de la volonté des constructeurs ou même des acheteurs. 

En 2021, il n’y a eut que 98 700 nouveaux appartements mis en vente. Ce chiffre est particulièrement faible si l’on considère les chiffres de 2019 qui étaient à 118 700. La pandémie n’a pas favorisé le nombre de nouveaux appartements en 2020, néanmoins les temps des chantiers étaient nettement plus longs à cause des interruptions de travail. En considérant donc 2019 comme la dernière année référence, la baisse est réelle. Elle est d’ailleurs encore plus significative si l’on regarde les chiffres de 2018 ou 2017 qui étaient vers les 132 000 logements. 

L’évolution des prix dans les métropoles

La tendance est nationale, les prix calculés par la FPI sont très révélateurs de la crise. Dans leur classement, la fédération a comparé le prix du mètre carré en 2020 et en 2021 dans 26 métropoles et agglomérations françaises. On constate ainsi que presque toutes les métropoles ont subi une augmentation du prix moyen du mètre carré. Les baisses ne sont que très peu nombreuses et ne dépassent pas les 3 % mis à part pour Besançon. 

On ressent une forte hausse des prix dans l’Ouest de la France en particulier. À Brest par exemple, les prix ont monté de 16,7 % en un an. La ville de Laval a, elle aussi, vu ses prix monter de 16,8 %, des hausses significatives qui vont venir rendre le logement moins accessible dans des villes jusque-là plus abordables que d’autres. 

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