Vous le saviez ? La scarlatine n’a pas complètement disparu en France. Bien qu’elle soit bien mieux maîtrisée aujourd’hui, elle résurge encore quelques hivers : elle a provoqué une épidémie assez importante en 2004 ! Même si elle affecte de préférence les enfants âgés de 5 à 10 ans, ce qui vaut la peine d’être considérée comme une maladie infantile, il y a aussi des cas de scarlatine chez les adultes et les bébés : il est préférable de consulter un médecin dès l’apparition des symptômes parce que seule une bonne gestion permet d’exclure complètement les risques de complications.
Une maladie autrefois très redoutée
La scarlatine, maladie infectieuse hautement contagieuse, a longtemps été synonyme d’angoisse pour les familles françaises. Avant que les médecins ne parviennent à la juguler, elle laissait derrière elle un cortège de complications parfois fatales : pneumonie, septicémie, méningite, atteintes cardiaques ou rénales. Dans certains cas, elle se contentait d’entraîner une otite ou une sinusite, mais ce n’était jamais anodin. Aujourd’hui, ces conséquences graves ont pratiquement disparu du paysage médical français, sauf chez les personnes très fragiles ou qui n’auraient reçu aucun traitement. La vigilance reste donc de mise, même si le spectre de la maladie n’a plus la même ampleur.
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Focus sur les causes de la scarlatine
À l’origine de la scarlatine, on trouve une bactérie : le streptocoque du groupe A. Elle passe de personne à personne, la plupart du temps via des gouttelettes projetées par la toux, les éternuements, la salive ou les sécrétions nasales. Un échange de baiser ou un objet souillé suffisent à transmettre l’infection. Ce qui complique la situation, c’est que le patient devient contagieux plusieurs jours avant même d’avoir de la fièvre ou des tâches rouges sur la peau. Heureusement, la plupart des enfants sont immunisés contre la souche la plus fréquente autour de 10-15 ans. Toutefois, une autre variante bactérienne peut tout à fait provoquer une nouvelle scarlatine, même après une première infection.
Symptômes de la scarlatine chez les adultes
Voici comment la scarlatine se manifeste généralement chez un adulte :
- Température supérieure à 38,5°C, souvent accompagnée de frissons ;
- Maux de gorge intenses, avec difficulté à avaler ;
- Gonflement des ganglions du cou ;
- Modification de l’aspect de la langue : d’abord recouverte d’un dépôt blanchâtre, elle vire ensuite au rouge vif façon framboise ;
- Éruption cutanée apparaissant un à deux jours après le mal de gorge. La peau devient rouge ou rosée, parfois seulement dans les plis (aine, aisselles, coude) mais peut aussi s’étendre sur tout le corps, tout en épargnant la bouche, les paumes et les plantes des pieds.
Les symptômes de la scarlatine chez les bébés
Les tout-petits de moins de deux ans sont rarement touchés par la scarlatine, sauf cas particuliers où la protection maternelle fait défaut. Cependant, quand elle survient, la maladie ressemble beaucoup à sa forme adulte : angine, fièvre supérieure à 38,5°C, langue recouverte puis rouge framboise, éruption partant des plis. Face à ces signes, un pédiatre doit être consulté rapidement. Certains signaux exigent néanmoins un passage direct aux urgences :
- Fièvre à 40°C ;
- Vomissements ou diarrhée abondante ;
- Somnolence marquée ;
- Pleurs impossibles à calmer ;
- Raideur du cou, un signe à prendre au sérieux puisqu’il peut révéler une méningite ;
- Difficulté respiratoire ;
- Déshydratation : peau sèche, peu d’urines.
Quel est le traitement de la scarlatine ?
Pour apaiser la fièvre ou les maux de gorge chez l’enfant comme chez l’adulte, le médecin prescrira souvent du paracétamol et, surtout, des antibiotiques adaptés pour éliminer le streptocoque. Le traitement dure généralement six jours, mais la durée exacte dépendra de la situation de chacun. Il est impératif de respecter scrupuleusement la posologie conseillée par le professionnel de santé. Un point clé : il n’existe à ce jour aucun vaccin fiable contre la scarlatine. Ce sont donc les antibiotiques et les mesures pour limiter la contagion, isolement, lavage de mains fréquent, désinfection des objets partagés, qui permettent de freiner la propagation, notamment lors des flambées saisonnières.
La scarlatine n’effraie plus autant qu’autrefois, mais elle impose encore quelques réflexes : réagir vite, suivre son traitement à la lettre, et garder un œil sur les signes d’alerte. Un réflexe de vigilance qui, finalement, protège bien plus qu’un simple vaccin.



