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L’évolution culturelle des Variétés

carte postale de 1932

Carte postale de 1932. Façade du cinéma Les Variétés.

Né en 1869 à Rabioux, Firmin André, valet de ferme marié à Isabelle voulait quitter le France pour le Mexique. Dissuadé, il rachète en 1900 le commerce de grains rue sous le Barry à Monsieur Patras. Il l’exploitera quelques temps avec lui.

Dans les années 1914-1915, il s’installe boulevard Gambetta dans un bâtiment du siècle entre le marchand de vins Adrien Lesbros et le café du commerce.

Sur l’imposant terrain acheté à Monsieur Reynaud, au nord du chemin de grande communication n°28 qui reliait Veynes au Col de Cabre, face au café du Commerce, il décide en 1928 (permis de construire signé le 4 avril par le  Maire M.Reynaud) d’édifier, sans trop décidé de son affectation, un hangar agricole.

Aussitôt les murs réalisés et avant même que ne ce soit posée la toiture on commence à danser. Le bâtiment deviendra ensuite une sorte de salle des fêtes avant d’évoluer, sous la forte demande de la population, vers une salle de cinéma. En août 1940, les affiches de l’établissement mentionnent d’ailleurs : « Les Variétés : cinéma, théâtre, dancing ». En 1947, un projet de balcon est d’ailleurs déposé.

A côté de ce bâtiment, à l’ouest, un boulodrome connait un grand succès populaire. On y jouait tous les jours.

Au cinéma, Noël l’un des trois enfants de Firmin, en fut le premier opérateur. Il était géré de façon collective avec Léa chargée des entrées et de la caisse. Berthe l’épouse d’André et Germaine celle de Noël s’occupaient de la buvette et de la commande des films. De nombreux projectionnistes succèdent à Noël  : P.Guillaume, Lambertin, Bertrand, Dastrevigne… Des ouvreuses avec paniers de bonbons à l’entracte ont ainsi participé à cette évolution : Mesdames Rasquin et Améline Delaye, Mme Marrou en autres. Le Club Artistique Veynois dirigé par M.Laffont, s’y produira durant de longues années pour le plus grand plaisir de la population Veynoise.

La famille André devant le cinéma en 1932
L’âge des enfants arrivant, la famille décide de céder le cinéma à la commune de Veynes.C’est au cours du mandat de Noé Trinquet en 1981 qu’a lieu la vente (l’acte est signé en 2 fois les 5 et 10 novembre 1981).

De gros travaux sont successivement réalisés (scène, appareil de projection, chauffage, balcon …) En 1988, c’est une gestion associative ; le Centre Social Rural «Émile Meurier» association sous la loi 1901 qui prend place. Cette année-là, 113 films seront projetés, 219 séances organisées et 6580 spectateurs recensés.

En 1989, un nouvel aménagement voit le jour (vidéo et audio-visuel) avant que 2 ans plus tard naisse l’opération « cinéma au Collège ». Conférences, débats s’y tiennent et le centre multimédia permet la retransmission de grands événements sportifs : JO d’Albertville avec Anne Briand notamment. L’isolation extérieure du bâtiment se fait entre 1990 et 1995.

En 2003 «Les Excentrés» de la Passerelle s’y produisent. Les 6èmes rencontres «ciné jeunes» rassemblent une jeunesse départementale nombreuse.

Le 1er janvier 2004, la commune reprend une gestion municipale directe avec la création d’une commission cinéma et la création d’un poste d’agent territorial affecté.

Entre 2005 et 2006, la rénovation extérieure du bâtiment, l’équipement plus fonctionnel du balcon, l’installation du dolby-stéréo permettent le classement du cinéma en «salle art et essai». De nouveaux sièges, un hall réaménagé, l’accessibilité aux personnes handicapées sont traités les années suivantes.

2014 la retransmission de spectacles internationaux « opéra » connaît un vif succès. Aujourd’hui cette salle, incontournable dans la vie culturelle et sociale Veynoise.

Avec le projet de médiathèque, l’indispensable volonté de conserver un cinéma et lui donner un développement adapté à notre société actuelle, les bons vieux « Variétés » vont peu à peu disparaître. En effet le bureau d’études chargé de l’opération reste septique sur la réalisation de gros travaux dans le bâtiment : absence de garantie anti-sismique, dalle ne pouvant supporter trop de poids, fondations fragiles … Il conviendrait alors de le raser puis de reconstruire…

Un avenir prometteur pour le cinéma « Les Variétés » vous attend : « La future Médiathèque ».

carte postale de la cour du cinéma en 1932

Carte postale de 1932 – propriété de Louis Massot – cours intérieure du cinéma

 

 

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